La rue des Rosiers, le quartier trendy pour shopper et savourer

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Jamais la rue des Rosiers n’a été aussi trendy. Depuis plusieurs années, le quartier s’est transformé en un concentré de grandes marques et de beaux magasins pour le plaisir des touristes et des Parisiens, toujours en quête de nouvelles idées et de nouveaux endroits où flâner. Dans le passé, la rue des Rosiers était surtout renommée pour ses falafels, ses boulangeries, épiceries et boucheries casher. Aujourd’hui, l’esprit est tout autre, le quartier s’est au fil des années “boboïsé”. Il est désormais fréquenté pour ses nombreux magasins de vêtements, pour tous les goûts, tous les styles et tous les budgets. De la friperie aux marques chics, le quartier a également attiré les créateurs tels que Zadig et Voltaire, Maje, Sandro, the Kooples, IKKS, Princesse tam.tam, AllSaints… La marque haut de gamme de l’enseigne suédoise H&M, Cos, y a également ouvert une vitrine en lieu et place de l’ancien hammam. Plus récemment, c’est le Néerlandais Scotch & Soda ou encore la société italienne de carnets Moleskine qui ont rejoint la désormais très prisée rue des Rosiers.

Cependant, rien ne semble pouvoir enlever à ce quartier son âme et son histoire. En vous y baladant, vous le sentirez immédiatement. Cette rue construite au XIIIe siècle (probablement vers 1230) doit son nom aux immenses rosiers qui recouvraient les murs d’enceinte de la ville – les remparts Philippe-Auguste. À noter que certaines parties du mur sont toujours visibles dans le Jardin des Rosiers, rue Joseph-Migneret. La rue était alors spécialisée dans la confection et les métiers du tissus. Activités qui, au cours du XIXe siècle, ont attiré les migrants juifs d’Europe centrale à venir s’y installer. Leur arrivée et leur implantation ont surtout été facilitées par les évêques de la cathédrale Notre-Dame, nombreux à cette époque à résider dans le quartier. Peu à peu, boulangeries préparant le pain azyme, commerces de bouche et autres épiceries casher ont ouvert leurs échoppes.

Après la Seconde Guerre mondiale et le programme de réhabilitation du quartier par le ministre de la Culture André Malraux, les migrants juifs d’Afrique du Nord ont, à leur tour, trouvé refuge rue des Rosiers, reprenant les anciens commerces et activités de tissage laissés à l’abandon suite aux déportations. Les nouveaux arrivants ont alors tenté d’insuffler une nouvelle vie au quartier et le pari semble réussi.

Aujourd’hui, l’endroit est enchanteur et les restaurants tout le temps bondés. Si l’As du Falafel est souvent cité comme servant le meilleur falafel de la ville, celui que vous pourrez déguster Chez Marianne, son concurrent, n’a rien à lui envier. Vos papilles décideront par elles-mêmes… Avant de quitter la rue des Rosiers, arrêtez-vous à la boulangerie Murciano, facilement reconnaissable par sa devanture bleue, pour goûter leur fameux Linzer à la framboise ou leur Struddel hongrois. Encore une fois, la rue des Rosiers vous aura régalé.

  • Rue des Rosiers

    Rue des Rosiers, 75004 Paris

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